13 Décembre 2012
Le seizième je l’aime pour ce qu’il est et non ce qu’il paraît.
Connu comme étant l’homme de Roland Garros à la voix si familière, Nelson Monfort mène loin des terrains de tennis une vie tranquille au cœur du seizième arrondissement de Paris. Il revient sur sa vie et ses endroits favoris du quartier. Anecdotes originales et simplicité de son quotidien : ce grand homme s’est livré sans détour.
Depuis quand habitez-vous dans le XVIème arrondissement de Paris?
J’y vis depuis toujours avec ma famille. Nous habitions rue Michel Ange puis nous avons déménagés avenue Paul Doumer. Nous ne sommes maintenant pas loin de la Place de la Muette.
Pourquoi ce quartier plutôt qu’un autre ?
C’est un quartier vert et aéré dans lequel je me sens particulièrement bien. C’est à la fois la ville et un petit peu la campagne avec le bois de Boulogne. C’est vraiment le lieu de Paris dans lequel je me sens le mieux, et de loin!
Qu’est-ce que vous aimez le plus dans le cet arrondissement ?
La proximité des commerçants, des rues où l’on peut faire ses courses de manière humaine en échangeant et en parlant comme par exemple dans la rue de l’Annonciation. C’est l’inverse des grandes surfaces. C’est ça que j’aime dans cet arrondissement, le côté « village de Passy » qui est un peu resté.
Le 16ème peut-être vu comme un quartier de faste, qu’en pensez vous ?
Certains quartiers de Paris, notamment le 7ème et le 8ème avec l’avenue Montaigne sont plus luxueux. C’est vraiment un quartier que j’aime pour ce qu’il est et pas pour ce qu’il paraît.
Comment conciliez-vous votre vie professionnelle et vie privée dans votre arrondissement?
En tant que personnalité de télévision, je suis volontiers reconnu dans la rue.
J’y ai toujours rencontré des habitants qui viennent vers moi de façon extrêmement chaleureuse, jamais de façon agressive. C’est pour cela que je prends souvent le bus.
En particulier la ligne 32 dans laquelle je suis devenu complice avec le chauffeur.
On se reconnaît l’un et l’autre.
C’est quelque chose dont peuvent se targuer les habitants de la campagne et que j’ai réussit à reproduire en ville. Je suis évidemment conscient que ces échanges sont facilités grâce à ma profession publique.
Comment se passe une journée « Monfort » type dans votre quartier ?
Cela dépend si c’est une journée de travail ou de vacances. Les journées de travail je me rends à pied de mon domicile à mon bureau. C’est extrêmement plaisant parce que je passe soit par l’avenue Mozart, soit par le boulevard Murat,du côté d’Auteuil. Dans les deux cas je traverse une grande partie du XVIème ce qui est très agréable car je suis un grand marcheur. Je peux donc dire que je connais très bien l’arrondissement.
Lorsque je suis en vacances, je passe la plupart de mes journées à lire dans le jardin du Ranelagh. J’aime surtout lorsqu’il y a des concerts sous le kiosque à musique, en été.
Quels sont vos endroits favoris ?
Sans hésiter, le jardin du Ranelagh .C’est un endroit dans lequel j’ai beaucoup de souvenirs. J’emmenais mes filles quand elles étaient petites voir Guignol et faire du manège dans ce jardin. C’est donc l’endroit auquel je suis le plus attaché.
Article publié dans le supplément du journal du seizième arrondissement de novembre 2012: 16 Bis et en supplément du Figaro (distribué dans le seizième)
Crédit photo: Terry Noiran