12 Décembre 2007
L’avant-dernière répétition du groupe glam rock The Amazing The, se déroule au Trabendo, une petite salle parisienne.
Ils sont cinq : un chanteur, deux guitaristes, un bassiste et un batteur.
Les garçons d’une vingtaine d’années se sont connus pendant leurs études. Ils ont fait leurs armes dans le fameux concours Emerganza. Alors que les membres du groupe étaient en voyage aux Etats-Unis pour l’enregistrement de leur premier EP à Memphis ils rencontrèrent un rockeur américain, Calvin Russel. Ce dernier leur permet aujourd’hui de faire la première partie de son concert.
L’ambiance est encore détendue. Le batteur s’installe, les guitaristes accordent leurs instruments et le chanteur chauffe sa voix… sur des airs d’opéra. Il reprend du Luciano Pavarotti, José Van Dam ou encore du Don Giovanni. Surprenant.
D’un seul coup cela démarre. Ils commencent par des reprises avec des vieux standards du rock: Satisfaction de The Rolling Stones, Up from the skies de Jimi Hendrix ou Light my fire de The Doors. D’après le chanteur, ces reprises ont pour but de «s’échauffer et créer une atmosphère ».
Puis la vraie répétition commence. Une première set list, ordre de passage des différents morceaux, a été établie à priori. Ils la testent, la chronomètrent et font quelques modifications pour respecter le timing qui leur est imparti. Le chanteur s’était d’ailleurs un peu emporté car ce timing n’avait pas été respecté: « il faut qu’on soit plus rapide pour le deuxième couplet et qu’on ralentisse vers la fin, c’est pas compliqué !! Allez !! »
Les uns et les autres testent aussi des jeux de scène et cherchent parfois à se surprendre. Les deux guitaristes se concertent beaucoup et l’un d’entre eux prend quelques décisions « Là on va tous les deux à l’avant de la scène, on se met dos à dos et on fait un saut avant de repartir en arrière ».
Les ingénieurs son et lumière proposent différents réglages. L’ingénieur son a beaucoup répété « one two, one two » pour régler le potentiomètre. Et celui de la lumière sollicite énormément les membres du groupes « après le premier couplet je vais mettre plus en avant le batteur, puis je vais revenir sur le chanteur avant d’aller sur le bassiste, ca vous va ? »
Lors d’une pause, les membres du groupe arrêtent définitivement la set list et les transitions entre les morceaux. Ils discutent les jeux de lumière et donnent encore quelques instructions à « l’ingé son ». Le chanteur lui demande alors de « mettre en valeur chaque membre du groupe, en insistant sur le guitariste lorsqu’il fera ses solos ».
La complicité des jeunes hommes est immense et rien ne pourrait venir les perturber. «Lorsqu’une personne se trompe, c’est tout le groupe qui se trompe », a confié le batteur.
Commence alors la répétition de la répétition, c’est à dire que le groupe joue et rejoue la set list afin d’être totalement au point sur chacun des morceaux et sur chacune des transitions. Le bassiste a expliqué que « donner une impression de facilité, d’aisance et d’improvisation demande beaucoup de travail ! ».
Après un peu plus de 3 heures 30 de répétition, tout est parfaitement calé. Le lendemain, en début d’après-midi aura lieu l’ultime répétition avant le concert quelques heures plus tard. Les jeunes garçons pourront alors laisser leur jeans, tee-shirt et bottines pour enfiler leur pantalon brillant et leurs bottes en croco !
Crédit photo: Jacques Sarrat