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Camille Hesse
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Portrait d'Anthony Beltoise

Portrait d'Anthony Beltoise

Le pilote automobile français, Anthony Beltoise, continue l’épopée familial. Entre détermination et compétition, l’automobiliste n’hésite pas à repousser ses limites pour atteindre les sommets.

Un destin écrit d’avance

Yeux bleus profond, dynamisme rare et fils d’un pilote de formule 1 Anthony Beltoise ne pouvait pas échapper à la carrière de pilote.

Immergé dans le milieu automobile dès sa naissance, il affirme avoir « toujours voulu devenir pilote ». Enfant, Anthony a côtoyé les plus grands pilotes de Formule 1. Jacques Laffitte et Alain Prost – quadruple champion du monde de Formule 1 - étaient entre autres des habitués de la maison Beltoise.

Pilote de Formule 1, son père, Jean-Pierre Beltoise, a voulu donner très tôt à ses deux fils des notions de pilotage. Il les emmenait régulièrement dans ses voitures de sport et « allait très vite ». Anthony se souvient être monté très jeune sur une moto. « A 10-14 ans, avec nos copains à la campagne, on a très vite réalisé avec mon frère que nous étions plus forts dans ce domaine que nos amis ». Cette aisance au volant lui a donné d’abord l’envie d’aller plus loin dans le sport automobile puis rapidement l’envie est devenue passion.

Pourtant, après l’avoir très tôt formé, son père ne l’a pas encouragé particulièrement dans cette voie : « il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus », « la réussite ne dépend pas que du talent ». Ses parents ont donc exigé qu’il fasse un minimum d’études avant de se lancer.

A tout juste 19 ans, le bac en poche, en guise de récompense, ses parents autorisent Anthony à s’inscrire au volant Elf. Il le remporte 27 ans après que son oncle François Cevert ait remporté le volant Shell. Il enchaine ensuite avec plusieurs années de Formule Renault, puis de Formule 3. Il est deux fois vainqueur à Monaco du Trophée Clio V6. A partir de 2004 il courre la Porsche Carrera Cup France qu’il remporte à plusieurs reprises. Depuis 2011, il se consacre au Championnat de France FFSA GT – 8 victoires – et il fait les 24 heures du Mans.

Un métier difficile

Les difficultés d’Anthony dans ce métier ont d’abord été liées au fait de s’appeler Beltoise. Même si avoir un nom connu dans le milieu automobile lui a ouvert plus rapidement certaines « portes », il était « attendu au virage ». A ses débuts, il a souffert de la comparaison avec son père mais aussi de celle avec son oncle, François Cevert, surnommé le Prince. La mort de ce dernier, à 29 ans, lors des essais qualificatifs du Grand Prix des Etats-Unis, en 1973, l’a fait entrer dans la légende.

Après avoir perdu un frère dans la compétition automobile et avoir un mari également pilote de Formule 1, on imagine aisément, combien il a du être difficile pour la mère d’Anthony d’accepter que ses deux fils suivent les traces de leurs père et oncle dans ce métier à hauts risques.

Anthony évoque une autre difficulté commune là à tous les pilotes automobiles : il faut trouver des sponsors chaque saison !

Le pilote estime que, si le sport automobile nécessite évidemment d’abord un don, « comme dans le cas d’un musicien » par exemple, ensuite ce n’est que « du mental », de la confiance en soi. Et cette confiance en soi, Anthony reconnaît qu’il ne l’a acquise qu’au fil des années, avec l’expérience et la maturité. Lorsqu’il a débuté, il s’imposait à lui-même une pression, il devait gérer « sa boule au ventre » probablement amplifiée par l’histoire de sa famille.

La compétition automobile étant un sport d’extrême concentration puisque la moindre erreur peut être fatale, Anthony estime qu’elle nécessite une excellente condition physique du même type que celle d’un coureur de fond et un cœur solide.

Lorsqu’on lui demande quels sont les meilleurs souvenirs de sa carrière sportive, le pilote évoque sa victoire au volant Elf en 1993, point de départ de sa vie professionnelle et sa première grande victoire à Monaco, un clin d’œil familial puisque c’est le seul Grand Prix de Formule 1 que son père a gagné.

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